Un salarié favorable au changement vs un salarié préparé au changement
Un salarié favorable au changement est-il nécessairement mieux préparé qu'un salarié qui y est opposé ?
Imaginons deux situations:
Dans la première, un salarié accueille favorablement une nouvelle organisation. Il en comprend l'intérêt et souhaite sa réussite. Mais il se sent fatigué, ressent un manque de reconnaissance et n'est pas très sûr d'arriver à s'adapter.
Dans la seconde, un salarié n'est pas favorable au projet. Il en conteste certains choix ou ne voit pas ce qu'il pourrait y gagner. Pourtant, il dispose de beaucoup d'énergie, se sent soutenu et a confiance dans sa capacité à relever de nouveaux défis.
Lequel des deux est le mieux placé pour réussir cette transformation ?
La réponse n'est pas si évidente.
Le second dispose de ressources qui peuvent lui permettre de réussir, même si son adhésion reste à construire.
Et dans une équipe, il n'est pas nécessaire que tout le monde soit favorable dès le départ. Quelques personnes favorables et bien préparées peuvent engager une dynamique. Leurs premières réussites peuvent alors convaincre progressivement d'autres salariés.
À l'inverse, un enthousiasme initial peut rapidement s'essouffler lorsque les difficultés rencontrées dépassent les ressources disponibles.
Cela pose une question sur la manière de consulter les salariés avant une transformation.
Demander « Êtes-vous favorable à ce projet ? » est parfaitement légitime.
Mais cette question invite aussi chacun à prendre position. Et la réponse peut être influencée par ce que la personne pense devoir répondre, pour elle-même ou pour l'entreprise.
Pourquoi ne pas compléter cette question par d'autres, plus proches du quotidien ?
? Quel est votre niveau d'énergie ?
? Vous sentez-vous soutenu ?
? Avez-vous confiance dans votre capacité à faire face aux difficultés ?
Les réponses ne diront pas si les salariés approuvent le projet. En revanche, elles permettront de mieux comprendre les ressources dont ils disposent pour l'aborder.
Et ces ressources présentent un intérêt fort : elles ne serviront pas uniquement à réussir cette transformation, mais aussi celles qui suivront.
Avant de chercher à savoir combien de salariés sont favorables à votre prochain changement, que diriez-vous de savoir combien sont préparés à y faire face ?
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